Jeudi 09 Septembre 2010

Développement régional : la classification de l’IEF

12 Février 2010 | Secteur | Simon Roblin |

Leonid Grigoriev est économiste, et consultant en économie à l’occidentale, comme il le dit lui-même, activité qu’il pratique à l’IEF (Institut pour l’Énergie et les Finances). Doyen du MUM (Mejdounarodnyï Universitet v Moskve), il est aussi président du Conseil de WWF Russia.

L’IEF produit entre autres choses sa propre classification des régions russes. L’originalité de la démarche de Grigoriev tient dans l’analogie qu’il établit entre la Fédération de Russie et... le globe.

« La diversité des régions russes permet de comparer la Fédération aux Etats-Unis. Il y a 5 ans, c’est vrai, j’ai parlé du globe, mais l’analyse a été affinée. Cela dit, si l’on exclut la Suisse trop développée, l’Afrique sub-saharienne qui ne l’est pas assez, enfin la Chine et l’Indonésie, cela reste vrai ! »

La cartographie statistique du développement régional que propose l’IEF sera publiée sous la forme d’un livre, à paraître l’été prochain (voir la carte ci-dessous, qui est une version provisoire).

 

 

« Notre approche de la Russie est comparable à celle que propose la Banque mondiale pour n’importe quel continent.

Il y a 4 niveaux distincts de développement : les régions développées, les régions développées secondaires, les régions moins développées, les régions les moins développées.

Au premier niveau, on trouve essentiellement Moscou et Saint-Pétersbourg, et les régions exportatrices de pétrole.

Au second, les régions industrielles traditionnelles, soit une quinzaine de régions.

Au troisième, les régions plus agricoles.

Au quatrième, les régions pauvres, sans industrie développée ni ressources, qui représentent moins de 5% de la population.

Vous trouvez quelquefois deux régions industrielles qui encadrent une région pauvre, qui leur fournit la main-d’oeuvre mais n’enregistre évidemment pas sur son territoire le produit du travail en termes de PRB (produit régional brut). Il faut donc interpréter les statistiques avec prudence. Une dernière remarque : pour recevoir des subventions, il faut être très riche ou très pauvre ! »

 

Simon Roblin

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